Le parquet de Mayotte poursuit sa politique de fermeté contre les passeurs impliqués dans les traversées clandestines en kwassa-kwassa vers l’île. Plusieurs condamnations ont été prononcées après deux affaires survenues les 17 et 18 avril au large de Mtsamboro et d’Acoua.
Dans la première affaire, deux passeurs nés en 2008 et 2005 ont été condamnés à huit mois de prison ferme avec maintien en détention et cinq ans d’interdiction du territoire français après avoir transporté des étrangers en situation irrégulière.
Le lendemain, trois autres passeurs ont comparu après une interception à Acoua. Deux d’entre eux, déjà condamnés auparavant, ont écopé de peines particulièrement lourdes : quinze mois de prison ferme pour l’un et quatre ans de prison ferme avec interdiction définitive du territoire français pour l’autre. Le troisième prévenu a été condamné à un an avec sursis et trois ans d’interdiction du territoire. Guillaume Dupont, le Procureur, a annoncé faire appel de cette dernière décision.
Le ministère public rappelle la gravité de ces traversées clandestines réalisées dans des conditions jugées dangereuses et inhumaines. Les autorités soulignent que des hommes, des femmes et parfois des nourrissons sont transportés sur ces embarcations de fortune dans un but uniquement mercantile.

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