L’annulation de la séance plénière de l’Assemblée de Mayotte, prévue le 30 avril, suscite de vives réactions dans le paysage politique local. Au cœur des critiques : la disparition d’un débat jugé essentiel sur la question sensible du camp de migrants africains de Tsoundzou. Une décision prise par le Président de l’institution qui interroge le MDM sur ses motivations et ses conséquences.
Le Mouvement pour le Développement de Mayotte (MDM) dénonce une atteinte au débat démocratique, rappelant que cette séance devait permettre à son président, Soula Said-Souffou, de défendre une motion d’opposition au projet de création d’un camp officiel sur le territoire. Pour le mouvement, cette annulation intervient à un moment clé, alors que la population attend des positions claires sur un sujet particulièrement sensible.
Au-delà de la polémique, c’est bien l’absence de débat qui cristallise les tensions. Le MDM estime que cette décision « brouille le message institutionnel » et affaiblit la capacité des élus à représenter les attentes des Mahorais. Le mouvement appelle ainsi l’exécutif départemental à s’expliquer rapidement et à reprogrammer ce débat dans les plus brefs délais.
Dans un contexte déjà marqué par de fortes tensions autour des questions migratoires, cette annulation laisse un vide politique et alimente les interrogations sur la transparence des décisions publiques à Mayotte souligne le parti politique.

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