À Mayotte, le chômage reste particulièrement élevé, mais certaines entreprises peinent malgré tout à recruter. Un paradoxe qui pose la question de l’adéquation entre les compétences disponibles sur le territoire et les besoins réels des employeurs.
Le sujet a été abordé lors d’une conférence-débat organisée par Mlezi Maore dans le cadre de ses Journées portes ouvertes, autour de « l’attractivité, du recrutement et de la fidélisation ». Le Groupement patronal de Mayotte (GPM) y a notamment défendu un rapprochement entre entreprises, acteurs de l’emploi et organismes de formation.
Car être à la recherche d’un emploi ne signifie pas nécessairement disposer des qualifications attendues. Certains métiers réclament des savoir-faire ou une expérience difficiles à trouver localement. Pour le GPM, mieux identifier les métiers qui recrutent et les compétences recherchées doit ainsi permettre d’adapter davantage les formations aux réalités économiques de Mayotte.
Mais recruter ne suffit pas. Il faut également conserver ces compétences. Le GPM rappelle que « la fidélisation repose également sur la qualité de l’intégration, les perspectives d’évolution, la formation continue et l’amélioration des conditions de travail ».
Plus largement, l’attractivité de Mayotte est aussi en jeu. Former ou attirer des profils essentiels perd de son intérêt s’ils partent ensuite travailler ailleurs. Améliorer le cadre de vie, les services, les déplacements ou encore la sécurité peut ainsi contribuer à donner envie aux salariés et à leurs familles de rester ou de s’installer durablement sur le territoire.
Crédit photo : GPM
Le Groupement patronal de Mayotte travaille à mieux identifier les compétences recherchées par les entreprises

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