Après AS Sada–FC Bandrélé, un nouvel incident vient assombrir le football mahorais. Dimanche 11 octobre, en milieu de journées, à Tsingoni, des joueurs de Combani ont été visés par des jets de projectiles à l’issue d’un match contre Chiconi. Aucun blessé n’est signalé, mais la répétition de ces scènes commence à faire beaucoup.
Selon les éléments rapportés, les auteurs seraient des jeunes de Tsingoni n’ayant, a priori, aucun lien avec les deux équipes et le match. Les perturbateurs seraient extérieurs à la rencontre. Cette précision est essentielle : elle ne permet pas de mettre en cause les clubs ou leurs supporters. Elle ne rend pas les faits moins préoccupants pour les joueurs pris pour cible.
Des patrouilles de gendarmerie se sont rendues sur place. À leur arrivée, les mis en cause ont pris la fuite. Les dirigeants du club de Combani devraient déposer plainte.
Qu’ils surviennent pendant une rencontre ou à sa sortie, ces incidents fragilisent le rendez-vous sportif. Les joueurs doivent pouvoir disputer un match puis repartir sans être visés par des projectiles. Les clubs n’ont pas à subir des violences venues de personnes étrangères à la compétition. Le sport doit rester une fête populaire, un moment de rencontre et de partage. Après AS Sada–FC Bandrélé, cette scène rappelle l’urgence de préserver les terrains et leurs abords de la violence et de se poser la question des moyens des clubs pour assurer la sécurité des matchs face à des dakous armés qui mettent en difficulté les forces de l’ordre au 4 coins de département.
Le football doit rester une fête populaire

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