Billet :
À partir du 1er mai 2026, devenir Français coûtera nettement plus cher. Le timbre fiscal exigé pour une demande de nationalité passera de 55 à 255 euros, soit une hausse par près de cinq, inscrite dans la loi de finances. Une évolution qui concerne aussi bien les naturalisations que les déclarations par mariage ou lien familial.
À Mayotte, où les demandes sont particulièrement nombreuses, cette mesure suscite des interrogations. Le gouvernement assume une logique de responsabilisation, estimant que le coût précédent ne reflétait ni la charge administrative ni l’engagement que représente l’accès à la nationalité française. Dans un territoire marqué par une forte pression migratoire, cette hausse pourrait aussi limiter les démarches jugées opportunistes.
Pour les services de l’État, souvent saturés, ce filtrage pourrait permettre un traitement plus efficace des dossiers, en se concentrant sur les candidats engagés dans un véritable parcours d’intégration. Certains y voient également un moyen de renforcer la valeur symbolique de la nationalité.
Parallèlement, les titres de séjour sont eux aussi revus à la hausse. La première délivrance atteindra 300 euros, tandis que d’autres frais administratifs augmentent. Les demandes déposées avant le 1er mai resteront toutefois soumises à l’ancien tarif, offrant un court délai aux candidats concernés.







