L’ancienne présidente de Mlezi Maore, Fahoullia Mohamadi, est apparue ce mardi à l’audience du tribunal judiciaire de Mamoudzou en tant que victime, le visage marqué par une affaire qui a profondément bouleversé sa vie. Elle a été la cible de deux cambriolages à son domicile, en mai et juillet 2025, au cours desquels elle a été agressée à chaque fois.
Lors du premier fait, elle raconte avoir tenté de rattraper l’auteur présumé. L’homme a alors porté plusieurs coups de tournevis à la tête. Les conséquences médicales sont lourdes : dix jours d’incapacité totale de travail, une fracture du crâne et une intervention chirurgicale à prévoir pour retirer un fragment de tournevis resté implanté.
À la barre, le prévenu conteste les faits. Les deux parties se connaissaient : il avait gardé la maison de la victime durant sa construction. À l’issue de ce travail, elle explique avoir cherché à l’aider dans son insertion professionnelle en lui trouvant une formation. « Il mangeait à ma table. Je l’ai considéré comme un membre de ma famille. J’ai tout fait pour lui », déclare-t-elle en pleurs.
Le prévenu soutient qu’il ne s’agit pas de lui et affirme que « ce sont des jeunes de Trévani » qui seraient responsables. Au cours des réquisitions du parquet, son attitude agitée a conduit à son évacuation de la salle d’audience. Le substitut du procureur a requis cinq ans d’emprisonnement, ainsi que trois ans d’interdiction d’entrer en contact avec la victime et de paraître à son domicile. Après délibération, il a été relaxé pour le vol et l’agression au tournevis, faute de preuves suffisantes, et il a été déclaré coupable pour l’autre vol et condamné à 3 de prison.







