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Lancement de la 2ème phase de l’opération de restauration écologique sur l’îlot de Bandrélé


Dans un souci de faire face aux diverses menaces et pressions, entre autres aux espèces envahissantes, à la fragmentation des habitats liées aux différents usages, aux effets néfastes d’abandon de déchets sur un espace naturel, la Communauté de Communes du Sud de Mayotte (CCsud) en partenariat avec le Conservatoire du Littoral (Cdl) se sont engagées au travers d’une convention de cogestion visant à mutualiser leurs ressources afin de protéger et de gérer durablement les écosystèmes et les paysages naturels, ainsi que les activités humaines qui s’y déroulent en tenant compte des intérêts des populations locales, des usages de loisirs et des activités écotouristiques présentes.


En effet, du fait de son relief exceptionnel et en raison de la sur-fréquentation, l’Ilot de Bandrélé, long de 717 m et large de 480 m, d’une superficie de 24,1 ha subit aujourd’hui de multiples dégradations (déchets abandonnés, coupes, traces de feu, piétinement, etc.), ce qui a conduit à une perte de biodiversité et à une dégradation des habitats naturels, laissant ainsi place aux espèces exotiques envahissantes telles que la corbeille d’or (Lantana camara).


Afin de remédier à cette situation, la Communauté de Communes du Sud de Mayotte (CCsud) en partenariat avec le Conservatoire du Littorale a décidé de prendre des mesures concrètes pour restaurer ce site exceptionnel et préserver ainsi sa biodiversité.
Cette opération a pour objectif de stopper et de réduire la dégradation des écosystèmes particulièrement fragiles, avec notamment la plantation d’espèces indigènes patrimoniales des formations sèches dans une volonté de renforcer la valeur patrimoniale du site.

Après une phase d’évacuation des déchets présentes sur l’îlot, et de lutte contre les espèces envahissantes, plus de 200 plantes indigènes de forêt semi-sèche seront déployer sur le terrain mercredi 15 février 2023 prochain, permis lesquelles :
• Tamarindus indica (Shimaore : Waju oua malavuni; Shibushi : Madiro kakazo.)
• Hertiera littoralis (Murumuni (Kibushi), Mukomafii (Shimaore)
• Phoenix reclinata (M’randra en Shimaore)
• Pyrostria anjouanesis (Mkabueju bolé Shimahoré, Sary café Kiboushi
• Mimusops comorensis (Mvuhu Shimaore et Shibushi ; Nato, Mavu)
• Dendrolobium umbelatum (Shimaore : Mtsohozi katso, Shibushi : sari paka ravini)
• Erythroxylum lanceum, Loangnaty mena vavy Kiboushi,
• Gagnebina pterocarpa, Sary batrini Kiboushi
• Albizzia glaberrima Mjilantze Shimahoré, Sary Bonoara Kiboushi

Les espèces retenues pour cette opération sont très adaptés au milieu, elles ont également une valeur culturelle, historique ou écologique significative compte tenu du climat local fortement soumise aux variations de température et d’humidité, ce qui les rend plus faciles à entretenir et à cultiver. Elles peuvent également constituer une excellente source de nourriture pour la faune locale, apportant de la biodiversité et du réconfort aux animaux sauvages présent.


A travers une convention de cogestion de cet espace remarquable, la Communauté de Communes du Sud de Mayotte (CCsud) en partenariat avec le Conservatoire du Littoral entend multiplier les actions de ce type en vue de la mise en valeur et la protection de la biodiversité exceptionnelle du territoire.

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