Le procureur de la République a apporté, le 30 décembre 2025, des précisions déterminantes sur la tentative d’intrusion survenue deux jours plus tôt à la résidence officielle du préfet de Mayotte. Le 28 décembre, en fin de soirée, un individu de nationalité rwandaise a tenté de forcer le portail du domicile préfectoral à l’aide d’une barre de fer. L’intervention immédiate d’un agent de sécurité a permis de mettre fin à l’action, limitant les dégâts à de légères éraflures constatées sur le portail par la gendarmerie.
Placée en garde à vue pour des faits de dégradations d’un bien d’utilité publique, la personne interpellée a rapidement présenté un comportement préoccupant. Selon le communiqué du parquet, le mis en cause tenait des propos incohérents, incompatibles avec le maintien de la mesure de garde à vue. Son état psychique a conduit à une hospitalisation d’office.
L’examen psychiatrique réalisé dans ce cadre a conclu à une altération du discernement de l’intéressé, confirmant une instabilité psychiatrique au moment des faits. Cet élément est central dans l’analyse judiciaire de cette tentative visant l’autorité de l’État. L’homme est inconnu des services judiciaires mais se trouvait en situation irrégulière sur le territoire.
Les investigations se poursuivent sous l’autorité du procureur de la République de Mamoudzou afin de préciser l’ensemble des circonstances. Sur le plan pénal, les faits reprochés exposent théoriquement leur auteur à une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende, sous réserve des conclusions définitives de la procédure et de l’évaluation de sa responsabilité pénale.




