La cour d’assises a clos, ce jeudi 26 mars, l’examen en appel d’une affaire criminelle qui avait profondément marqué Mayotte en 2020, liée à l’enlèvement et à la séquestration d’un cadre du lycée agricole de Coconi. Seul à contester sa condamnation initiale, Taddjine Hamada comparaissait devant les jurés après deux jours d’audience consacrés à revisiter les faits et les responsabilités.
La journée débute par la lecture du rapport d’expertise psychiatrique, concluant à l’absence de troubles mentaux ou de dangerosité particulière au moment des faits. L’accusé reconnaît alors une consommation de stupéfiants à l’époque.
En l’absence de la partie civile, le parquet général prononce ses réquisitions, estimant la culpabilité établie et soulignant le rôle actif attribué au prévenu lors de l’enlèvement. Il évoque une victime menacée, bâillonnée et abandonnée durant de longues heures, un traumatisme confirmé par les examens médicaux. Une peine de quinze à dix-huit ans de réclusion criminelle est requise, assortie d’une interdiction du territoire français.
La défense, assurée par Me Ahmed Idriss, reconnaît l’implication de son client mais conteste toute position de meneur, décrivant une action collective improvisée sans volonté de donner la mort.
Avant le délibéré, l’accusé présente ses excuses et demande « une seconde chance ». La cour le condamne finalement à 18 ans de réclusion criminelle.
L’accusé prend la parole une dernière fois devant les jurés

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