À compter de ce 1er juillet 2026, tous les hébergements touristiques situés sur le territoire de la CADEMA devront appliquer la taxe de séjour.
Contrairement à ce que l’on entend parfois, cette taxe n’est pas payée par les hébergeurs. Elle est acquittée par les visiteurs lors de leur séjour. Les professionnels de l’hébergement ont simplement la responsabilité de la collecter, de déclarer les nuitées réalisées et de reverser les sommes à la collectivité.
L’objectif ? Financer le développement touristique du territoire : améliorer l’accueil des visiteurs, soutenir les événements culturels et touristiques, renforcer la signalétique, promouvoir Mayotte et accroître l’attractivité de la destination.
C’est une évolution importante. Dans la quasi-totalité des destinations touristiques françaises, cette contribution existe depuis longtemps. Elle permet de créer un cercle vertueux : les touristes participent directement au financement des équipements et des actions qui amélioreront leur expérience… et bénéficieront également aux habitants.
Pour les hébergeurs, en revanche, cette nouvelle obligation implique une gestion administrative supplémentaire : calcul de la taxe selon la catégorie d’hébergement, collecte auprès des clients, déclaration des nuitées et reversement à la CADEMA.
Reste désormais un défi : faire en sorte que cette nouvelle ressource se traduise rapidement par des réalisations visibles sur le terrain. Les professionnels comme les visiteurs seront naturellement attentifs à l’utilisation de ces recettes.
Une taxe supplémentaire… ou un véritable investissement pour l’avenir touristique de Mayotte ? Les prochains mois permettront d’en mesurer les premiers effets.








