Après une nouvelle journée de grève marquée par une opération escargot des chauffeurs de taxi sur la RN1, la préfecture de Mayotte a rappelé sa position sur l’accès aux voies réservées du réseau Caribus.
Comme lors du précédent mouvement social, l’État n’envisage aucun infléchissement. Le projet Caribus a été conçu pour désengorger durablement la circulation entre Dembéni et le vallon de Mamoudzou, avec un objectif clairement affiché : permettre des déplacements rapides et réguliers à travers le chef-lieu, indépendamment des embouteillages.
La convention signée entre l’État et la Cadema encadre strictement l’usage des voies dédiées. Seuls les autocars du réseau Caribus et les véhicules de secours munis d’une sirène deux tons sont autorisés à les emprunter. Pour la préfecture, ouvrir ces voies à d’autres opérateurs reviendrait à fragiliser l’efficacité du dispositif et à remettre en cause sa vocation première.
La préfecture rappelle par ailleurs que si la Cadema est propriétaire des infrastructures, le projet a été élaboré en lien étroit avec l’État, qui en assure une part déterminante du financement. Toute modification des règles en cours de déploiement pourrait, selon elle, compromettre les financements prévus pour la poursuite du programme.







