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La destruction des habitats insalubres révèle l’autre réalité de la misère : les marchands de sommeil

La destruction du quartier CETAM n’en finit plus de mobiliser le Tribunal Administratif. Parmi les personnes ayant attaqué l’arrêté préfectoral visant à détruire le quartier de logements de ce quartier insalubre de Petite terre, il existe une situation particulièrement rocambolesque…

Parmi la dizaine de ces propriétaires, nombreux sont ceux qui vivent en métropole, l’un d’entre eux vient de se mettre dans une drôle de situation… il a demandé au Tribunal Administratif de surseoir à la destruction des cases en tôle sur sa parcelle, il explique y avoir hébergé une comorienne et sa famille en situation régulière qui a une activité déclaré et qui stockerait sa production chez elle. Ce sont les éléments qui figurent sur la décision des magistrats que la rédaction de France Mayotte Matin a pu se procurer. Le Tribunal Administratif a débouté l’intéressé faisant valoir qu’il n’était pas propriétaire de la parcelle, qu’elle appartenait au Conseil départemental qu’aucune procédure de régularisation foncière n’était allée à son terme. Pire le CD976 n’envisageait pas de régulariser. S’ensuit une situation plus que confuse de rétropédalage en règle du dit faux propriétaire sur fond de fausse signature et d’usurpation d’identité…

Devant le tribunal, l’intéressé a produit un certain nombre de documents s’agissant de la comorienne locataire sauf qu’il n’y aurait pas de bail commercial ni même de permis de construire pour les logements (qualifiés d’insalubre suite à l’enquête sociale) loués sur la parcelle. Pire, les occupants se seraient dit favorables aux hébergements proposés par la préfecture pour celles et ceux logés dans des conditions indignes. Alors ce faux propriétaire serait-il un marchand de sommeil ?

Plus d’informations dans l’édition de France Mayotte Matin du lundi 12 avril 2021.

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