Face au manque de soignants, la Délégation de Mayotte à Paris tente de transformer un paradoxe en levier. Alors que de nombreux jeunes Mahorais se forment dans l’Hexagone et en Europe, leurs compétences restent encore trop peu connectées aux besoins du territoire. L’enjeu est désormais de structurer leur retour.
Des échanges ont été engagés avec le Centre hospitalier de Mayotte afin d’identifier des pistes concrètes. L’objectif est double : répondre aux besoins immédiats en recrutement et inscrire cette démarche dans la durée. La participation à des salons spécialisés est notamment envisagée pour repérer et mobiliser ces profils.
Au-delà du recrutement, c’est un suivi plus structuré qui est recherché. Maintenir le lien avec ces jeunes, les accompagner dans leurs choix et lever les freins à leur retour apparaît comme une priorité. La Délégation entend jouer un rôle d’interface entre compétences formées hors du territoire et besoins locaux.
Dans un contexte d’éloignement, le défi est aussi symbolique : redonner un cap. Faire du retour non plus une option, mais une évidence. Une dynamique qui suppose aussi d’améliorer les conditions d’accueil et d’exercice, souvent citées comme un frein au retour. Sans cela, le lien risque de rester fragile.







