Après quatre jours de mouvement social, la direction de la Caisse de sécurité sociale de Mayotte a décidé de revenir sur le licenciement à l’origine de la grève. Cette mesure, annoncée jeudi 31 juillet, doit permettre de renouer le dialogue avec les organisations syndicales et d’examiner l’ensemble des revendications inscrites dans le préavis.
Le conflit ne portait pas uniquement sur le sort du salarié concerné. Les grévistes dénoncent également une rupture du dialogue social, un manque de considération envers les personnels, leurs conditions de travail et l’absence d’une égalité sociale face à la vie chère.
Dans son communiqué, la CSSM affirme avoir pris cette décision « dans un esprit d’apaisement et de responsabilité ». Elle précise toutefois que les négociations se poursuivent. Le retrait du licenciement constitue donc une première avancée, mais ne marque pas encore la fin du mouvement.
La grève perturbe depuis plusieurs jours l’accueil et le traitement des demandes. La direction reconnaît les difficultés rencontrées par les assurés, les allocataires, les entreprises et ses partenaires. Elle assure placer le rétablissement du service public et d’un climat social apaisé au premier rang de ses priorités. Les équipes restent mobilisées afin de permettre un retour à un fonctionnement normal. La suite dépendra désormais des réponses apportées aux autres revendications des agents.





