Moustoipha Aboubacar, directeur de l’environnement, de la transition écologique, de la mobilité et des transports à la CCSud, lance un cri d’alerte : « Entre les racines de palétuviers, nos équipes font face à l’inacceptable. Des déchets de toutes sortes viennent étouffer ce milieu si fragile. Mais nos ambassadeurs de l’environnement ne reculent devant rien. » Les déchets sont nombreux : des tôles, des canettes, des pneus, de la ferraille ou encore du plastique.
Dans le sud du territoire, la préservation de la mangrove est en péril alors que ces espaces jouent un rôle essentiel dans l’équilibre environnemental de l’île. Véritable barrière naturelle contre l’érosion côtière et les submersions marines, la mangrove constitue aussi un refuge indispensable pour de nombreuses espèces marines et terrestres.
Des opérations de nettoyage ont eu lieu. « Chaque déchet retiré est une victoire, une victoire pour notre beau lagon, et pour la biodiversité en particulier », explique-t-il. Cependant, la problématique demeure et les déchets réapparaissent. Moustoipha Aboubacar souligne qu’« un immense travail de structuration nous attend », mais il rappelle aussi que « la collectivité ne peut agir seule ».
Tout le monde a un rôle à jouer : les habitants, les associations, les pêcheurs, les communes, les opérateurs économiques ou encore les gestionnaires. « C’est ensemble, et à tous les niveaux, que nous protégerons ce patrimoine », explique-t-il.
Crédit photo : Moustoipha Aboubacar
La CCSud alerte sur la pollution de la mangrove du sud de Mayotte

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