La Direction générale des Finances publiques a confirmé une fuite de données concernant environ 678 000 particuliers et professionnels. Les informations dérobées peuvent comprendre l’identité, les coordonnées, le revenu fiscal de référence, le quotient familial, le taux de prélèvement à la source ainsi que certaines données cadastrales.
Les espaces personnels du site des impôts, les identifiants et les mots de passe n’ont toutefois pas été compromis. Depuis le 17 août, la DGFiP contacte directement les personnes concernées afin de leur préciser les informations exposées.
La BFC redoute désormais une multiplication des tentatives d’escroquerie par courriel, SMS, téléphone ou faux site Internet. Des fraudeurs peuvent exploiter les données volées pour se faire passer pour un conseiller bancaire ou un membre d’une brigade antifraude et réclamer des identifiants ou un code reçu par SMS.
La banque rappelle qu’aucun conseiller ne demandera de communiquer un mot de passe, un numéro de carte ou un code de sécurité. Un code reçu par SMS ne bloque ni n’annule une opération : il sert uniquement à la valider.
En cas d’appel suspect, il faut raccrocher puis contacter sa banque en utilisant ses coordonnées habituelles. Les clients sont également invités à surveiller régulièrement leurs comptes, à ne pas cliquer sur des liens envoyés par un expéditeur inconnu et à ne jamais valider une opération qu’ils n’ont pas eux-mêmes initiée.
En cas de doute ou d’opération frauduleuse, les clients de Mayotte peuvent joindre la BFC au 0269 609 900. La DGFiP a saisi la CNIL et déposé plainte.







