Un jeune homme en situation irrégulière était jugé ce jeudi 24 septembre pour un vol dans un douka bé de Kahani, ainsi que pour outrage et violences sur quatre gendarmes lors de son interpellation. Né en 2004 à Anjouan et en récidive pour les violences, il reconnaît les faits, sauf le crachat.
Alcoolisé au moment des faits, il explique boire pour oublier « des mauvais souvenirs ». « J’ai été violé en 2022 », déclare-t-il. Il a porté plainte et l’affaire devrait être jugée aux assises. Il aurait également déposé une demande d’asile.
Déjà condamné par le tribunal pour enfants, il avait été reconduit à la frontière à sa sortie de prison. Revenu à Mayotte en 2026, il affirme être menacé de mort à Anjouan.
Le parquet reconnaît ses difficultés, mais qualifie les faits d’« inacceptables ». Il requiert sept mois de prison, dont quatre avec sursis probatoire pendant deux ans, une obligation de travailler ou de suivre une formation et un mandat de dépôt.
Son avocate estime que « les violences ne sont pas caractérisées » concernant les crachats. Elle demande « la clémence, l’humanité » et « une peine qui ne mette pas sa vie en danger ». « Ce qui l’attend là-bas, c’est la mort », affirme-t-elle.
Le prévenu a finalement été condamné à six mois de prison, dont quatre avec sursis probatoire pendant deux ans, avec mandat de dépôt. Le tribunal a dit espérer une prise en charge à sa sortie de prison plutôt qu’une reconduite aux Comores.









