Un père de famille comparaissait lundi devant le tribunal pour des violences sur sa femme et deux de ses filles mineures. À la barre, il devait répondre d’une soirée de violences survenue le 5 septembre à Sada, sur fond de jalousie et d’une forte consommation d’alcool.
Ce soir-là, l’homme s’en prend à sa femme. Deux de leurs filles tentent de s’interposer face à leur père et reçoivent des coups à leur tour : un coup de pied pour l’une, un coup porté avec un téléphone pour l’autre. C’est finalement la sœur du prévenu qui alerte les gendarmes. « Comment vous vous autorisez à être aussi violent avec des gens ? », l’interroge la présidente à l’audience. « L’alcool, ce n’est pas bon pour moi », reconnaît-il.
Sa femme, avec laquelle il vit depuis 17 ans, n’a pas porté plainte. « Je souhaite juste qu’il y ait un réel changement », explique-t-elle. Pour la substitute du procureur, l’affaire s’inscrit dans une « situation d’emprise ». « Monsieur est maladivement jaloux. La jalousie l’amène à être violent », estime-t-elle, ajoutant qu’il « terrorise sa famille ». « Elle aurait pu mourir si personne n’avait appelé les gendarmes. »
Le parquet requiert 36 mois de prison, dont 24 ferme. La défense demande du sursis. Le prévenu affirme alors que « l’homme, c’est la sécurité de la maison ». Une sécurité toute relative puisque ses filles ont dû s’interposer pour protéger leur mère.
Après un mois de détention provisoire, il est condamné à 24 mois entièrement assortis d’un sursis probatoire de deux ans, avec notamment des soins et l’interdiction de paraître au domicile.
Jalousie, alcool et violences, un père de famille condamné à 24 mois de prison avec sursis

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