En début de soirée, l’attention des promeneurs et riverains du quai Colas est soudain captée par une scène inhabituelle. À proximité du rivage, une embarcation légère est stoppée par la brigade nautique. À bord, seulement deux hommes. Il s’agit probablement d’un kwassa VIP, permettant une traversée beaucoup plus discrète pour le voyageur qui paye plus cher pour sa tranquilité.
L’intervention, pourtant maîtrisée, bascule en quelques instants. Refusant de se soumettre aux injonctions des policiers, le pilote du bateau oppose une résistance vive. Les échanges deviennent physiques, obligeant plusieurs agents à concentrer leurs efforts pour le neutraliser et éviter toute tentative de fuite. Profitant de cette confusion, l’unique passager parvient à s’éclipser ; en quelques secondes, il disparaît.
Mais la tension ne retombe pas pour autant. Très vite, une foule se forme sur le quai. Une cinquantaine de personnes se rassemblent selon les témoignages et l’atmosphère se dégrade. Des projectiles sont lancés en direction des forces de l’ordre, prises à partie sous les regards de nombreux témoins.
La scène devient chaotique, forçant les policiers. Des équipages de police convergent alors rapidement depuis différents points de la ville. Leur arrivée marque un tournant. Face à ce déploiement, les individus hostiles se dispersent et quittent les lieux, mettant fin aux violences aussi soudainement qu’elles avaient éclaté.
Peu à peu, le calme revient sur le quai Colas. Les badauds s’éloignent, les forces de l’ordre reprennent le contrôle du secteur et la circulation reprend son cours. Aucun blessé grave n’est signalé. Reste le souvenir d’une soirée tendue, où chaqu






