Souleymane était jugé pour avoir piloté un kwassa transportant 22 passagers. L’embarcation a été interceptée sans incident le 8 mars, à cinq milles nautiques au nord-est de Petite-Terre, en direction des Badamiers.
« Nous avons une photo de monsieur à la barre », explique d’emblée la présidente à l’audience. Face à cet élément, il devient difficile pour le prévenu de contester les faits : être entré illégalement sur le territoire français et avoir facilité l’entrée d’autres personnes en assurant le pilotage de l’embarcation. Lors de sa garde à vue, il avait d’ailleurs reconnu avoir tenu la barre du kwassa. En revanche, il conteste l’introduction de tabac de contrebande retrouvée à bord.
Il explique être venu à Mayotte parce que son enfant est malade. Selon lui, le propriétaire de l’embarcation lui aurait promis 1 500 euros en échange de la traversée. Pour le parquet, sa responsabilité ne fait aucun doute. Le ministère public requiert dix mois de prison ferme ainsi que trois ans d’interdiction du territoire français. « Aucun élément ne permet de lui attribuer l’importation des cinq cartouches de cigarettes », plaide son avocat, qui demande la relaxe sur ce point et sollicite une peine assortie d’un sursis simple pour les deux autres infractions.
Le tribunal l’a relaxé pour l’importation des cartouches de cigarettes. En revanche, il est déclaré coupable pour les autres faits. Compte tenu de son casier judiciaire vierge, il est condamné à douze mois de prison avec sursis et à cinq ans d’interdiction du territoire français. Il sera reconduit vers les Comores dans les plus brefs délais.
Intercepté au large de Petite-Terre à la barre d’un kwassa, un pilote condamné à 12 mois de prison avec sursis

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