Ce n’est pas « l’affaire du siècle », comme l’a souligné le tribunal de Mamoudzou ce lundi 26 octobre. Un homme d’une trentaine d’années comparaissait pour le vol d’un téléphone portable, commis le 23 octobre dans un cabinet dentaire de Chiconi.
Venu demander un renseignement, il avait profité de l’occasion pour dérober l’appareil. Identifié grâce à la vidéosurveillance, il a rapidement reconnu les faits. Le téléphone, revendu 30 euros dans une boutique, a été retrouvé par les gendarmes et restitué à sa propriétaire.
À la barre, le prévenu a expliqué avoir voulu acheter de la nourriture pour son bébé de deux mois. Mais l’homme, déjà condamné pour des vols similaires, était sorti de prison le 24 septembre dernier. En récidive légale, il risquait donc une lourde peine.
« C’est un dossier un peu embarrassant », a reconnu le substitut du procureur, au regard de la peine encourue. Plutôt qu’un nouveau séjour en prison, le parquet a souhaité lui donner une chance de se réinsérer. « On va essayer de faire quelque chose que l’on n’a pas encore fait », a-t-il expliqué.
Le prévenu, qui ne sait pas lire, avait justement rendez-vous avec France Travail ce lundi matin. Pour ces « vols par nécessité », selon les mots du tribunal, le parquet a requis 140 heures de travail d’intérêt général à effectuer sous 18 mois, sous peine de six mois de prison.
Une proposition soutenue par son avocate et suivie par le tribunal. Une occasion, désormais, de sortir du cycle des vols et de la prison.








