Le fret maritime traverse une zone de fortes turbulences et les prix suivent une trajectoire inquiétante pour Mayotte. Depuis le déclenchement de la guerre en Iran le 28 février 2026, les deux compagnies qui desservent le port de Longoni, CMA CGM et MSC, ont activé une série de surcharges qui alourdissent considérablement le coût du transport des marchandises .
Première conséquence directe : une flambée des tarifs par conteneur. CMA CGM a instauré dès le 2 mars une surcharge pouvant atteindre 4 000 dollars pour les conteneurs réfrigérés. De son côté, MSC a appliqué une surtaxe de guerre allant de 500 à 1 000 dollars selon les types de conteneurs, avec des pics également à 4 000 dollars depuis le Golfe . À cela s’ajoute une surcharge carburant d’urgence décidée fin mars, qui renchérit encore chaque expédition.
Malgré le cessez-le-feu décrété en avril, aucune baisse n’a été annoncée. Ces hausses semblent désormais s’installer dans la durée, portées par un baril de pétrole élevé, à 126 dollars fin avril .
À Mayotte, l’impact est immédiat. Le territoire importe 95 % de ses biens, ce qui signifie que chaque hausse du fret se répercute sur les prix en magasin. Les produits alimentaires, comme le riz, l’huile ou les conserves, sont déjà touchés. En mars 2026, les prix alimentaires ont progressé de plus de 3 % en un mois .
Dans ce contexte, la hausse des coûts du transport maritime s’impose comme un facteur majeur de pression sur le pouvoir d’achat des Mahorais.









