À Mayotte, l’application du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) inquiète en raison de la forte dépendance du territoire aux importations. Invité d’une émission d’Outremers360, le député européen François-Xavier Bellamy reconnaît d’abord l’intérêt du dispositif : « C’est un mécanisme vertueux pour la planète. »
Mais l’élu estime que son application pose problème dans les territoires ultramarins. « Le problème, c’est que dans les régions ultrapériphériques nous avons un effet négatif de ce mécanisme d’ajustement carbone qui va contribuer à renchérir les coûts pour les entreprises alors qu’il n’y a pas d’alternative aux importations », explique-t-il.
À Mayotte, les entreprises concernées bénéficient d’un délai jusqu’au 27 septembre 2026 pour régulariser leur situation. Avant les vacances scolaires, moins de 30 % d’entre elles avaient effectué les démarches nécessaires.
Pour François-Xavier Bellamy, un simple délai ne suffit pas. « Le risque ce serait de pénaliser les entreprises ultramarines et de pénaliser les habitants de ces territoires en contribuant au problème de la vie chère. C’est pour ça que nous militons pour créer une dérogation pour les Outre-mer », souligne-t-il.
Le député européen défend donc une solution durable : « Il faut que l’on donne de la visibilité à ces territoires en leur assurant une dérogation permanente, complète. » À Mayotte, l’enjeu est notamment d’éviter que le MACF n’ajoute de nouveaux coûts dans un territoire déjà confronté à la vie chère.
François-Xavier Bellamy alerte sur la taxe carbone à Mayotte et dans l’ensemble des régions ultrapériphériques

Tags:
- à la une, à la une principale, François-Xavier BELLAMY, MACF, mayotte, taxe carbone




