Le procès attendu devant la cour d’assises de Mamoudzou pour des faits criminels remontant à 2020 et 2021 n’a finalement pas débuté comme prévu ce jeudi matin. Quelques minutes après l’ouverture de l’audience, la juridiction a annoncé le report de l’affaire en raison d’une impossibilité de constituer légalement la formation de jugement.
Dix hommes doivent répondre de faits graves, dont des vols en bande organisée, des violences aggravées et la séquestration d’un gardien lors d’opérations visant notamment la société Brinks. Prévu sur neuf jours d’audience, le procès devait marquer une étape importante après plusieurs années d’instruction.
Le président de la cour a expliqué que la loi entrée en vigueur le 1er janvier 2026 impose désormais, pour ce type d’affaires liées à la criminalité organisée, une composition comprenant cinq magistrats professionnels. Or, les effectifs disponibles ne permettaient pas d’assurer la présence requise durant toute la durée des débats.
Faute de pouvoir garantir la régularité de la procédure, l’affaire a été renvoyée à une prochaine session prévue du 18 au 30 novembre 2026. Cette décision a suscité l’incompréhension des prévenus détenus et de leurs avocats.
L’audience a été levée dans la foulée, laissant en suspens un procès très attendu.











