Elle avait parlé. Elle avait dénoncé l’impensable. Deux ans plus tard, Mounaïssa Ali, 17 ans, disparaissait dans le Finistère. Son père, né à Mayotte, a finalement conduit les enquêteurs jusqu’à un corps enterré.
En novembre 2024, Mounaïssa confie à son établissement scolaire de Brest avoir subi des viols de la part de son père entre ses 11 et 14 ans. La justice est alertée. Les trois filles de la famille sont provisoirement placées. Mais l’enquête pénale n’aboutit pas.
Le 8 mars 2026, elle disparaît. Ses sœurs dénoncent à leur tour des actes à caractère sexuel imputés à leur père. Mis en examen en avril pour viols incestueux et d’autres infractions, il est remis en liberté sous contrôle judiciaire en juin.
Le 20 octobre, en garde à vue, le père reconnaît que sa fille est morte. Il évoque une altercation au cours de laquelle il l’aurait frappée. Le lendemain, un corps enterré est découvert à Châteaulin. Mis en examen pour meurtre aggravé, enlèvement et séquestration de mineure, il est incarcéré. Il demeure présumé innocent. Les expertises médico-légales doivent préciser les circonstances du décès. Cette affaire soulève encore de terribles questions.
Les autorités judiciaires avaient été alertées. Des mesures de protection avaient été prises. Mais elles n’ont manifestement pas suffi à empêcher le drame.
Comment mieux protéger les enfants qui trouvent le courage de parler ?
Elle avait dénoncé des viols, elle a fini enterrée

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