La disparition d’Echa Ada, affectueusement appelée Koko Echa, a plongé Mayotte dans la tristesse. L’une des dernières chatouilleuses encore en vie s’est éteinte, laissant derrière elle l’image d’une femme restée dans l’ombre mais dont l’engagement n’a jamais faibli. Compagne de route et amie de Zénane Ndéré, elle a traversé l’histoire politique de l’île avec une constance remarquable, toujours de bon conseil, toujours fidèle à ses convictions.
Echa Ada a mené sa vie le poing levé pour Mayotte, et c’est ainsi qu’elle est partie. Inhumée hier, elle avait marqué l’histoire locale dès 1977, en faisant partie des premières femmes conseillères municipales lors de l’installation des communes. À Mamoudzou, sous l’ère de Abdallah Omadi, premier maire de la commune, elle avait également exercé les fonctions d’adjointe au maire. Une trajectoire exceptionnelle pour l’époque, dans un contexte où l’engagement politique féminin restait rare.
Discrète mais déterminée, elle a consacré sa vie au maintien de Mayotte dans la France. Présidente de la section locale du MDM à Passamaïnty, elle est restée engagée jusqu’au bout. Un hommage lui a été rendu hier, et un autre se tiendra ce dimanche à Tsoundzou, à l’occasion de la commémoration du congrès de 1958, événement fondateur du combat pour Mayotte française. Un combat qu’Echa Ada a incarné jusqu’à son dernier souffle, et qu’elle a aussi porté au féminin.







