Dans un communiqué conjoint publié ce mardi, la préfecture de Mayotte et l’Agence régionale de santé (ARS) assurent qu’« aucun cas de maladie à virus Ebola n’a été détecté à Mayotte ». Les autorités annoncent toutefois un renforcement immédiat des mesures de surveillance et de prévention sur le territoire.
Selon les autorités, « le risque d’introduction du virus à Mayotte est considéré comme très faible », notamment en raison du temps d’incubation de la maladie et des délais de parcours des migrants arrivant depuis la République démocratique du Congo. Malgré cette évaluation jugée rassurante, le préfet a décidé de « mobiliser préventivement l’ensemble des services de l’État, l’Agence régionale de santé (ARS), les forces de sécurité intérieures et le SDIS ».
L’ARS indique avoir déjà renforcé la veille sanitaire et activé plusieurs dispositifs au Centre hospitalier de Mayotte (CHM). Une équipe d’investigation a été constituée pour identifier rapidement d’éventuels cas suspects. Des actions de sensibilisation et de formation sont également engagées auprès des professionnels de santé afin de rappeler « les conduites à tenir et les mesures de protection ».
Le CHM dispose désormais d’un dispositif de prise en charge sécurisé avec des chambres d’hospitalisation dédiées, un circuit séparé pour les patients suspects ainsi qu’un protocole pour l’envoi des prélèvements biologiques vers un centre national de référence en métropole. Les autorités évoquent également la disponibilité d’équipements de protection individuelle pour les soignants et une gestion spécifique des déchets hospitaliers.
La surveillance sanitaire autour des populations migrantes va être renforcée. Une présence médicale et infirmière supplémentaire doit être déployée sur plusieurs « les lieux de présence de migrants ».
Ebola : l’État et l’ARS renforcent renforcent la surveillance sanitaire malgré un risque d’introduction jugé très faible

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