Le malaise au sein de la Direction de la communication de l’Assemblée de Mayotte s’est transformé en action. Dans un communiqué daté du 14 janvier 2026, l’Union départementale Force ouvrière Mayotte annonce que les agents concernés exerceront leur droit de retrait à compter du lundi 19 janvier, durant les heures de travail.
Cette décision intervient, selon le syndicat, après plusieurs alertes et recours restés sans réponse, dans un contexte de souffrance au travail persistante. Les agents dénoncent un mépris hiérarchique qu’ils qualifient de récurrent, se traduisant par des propos jugés dégradants, infantilisants et humiliants. Ils évoquent également des absences répétées de l’encadrement, mettant en difficulté l’organisation du service et la continuité des missions.
Parmi les griefs avancés figurent aussi le gel qualifié d’arbitraire des avancements de grade, des appréciations professionnelles jugées contradictoires selon les interlocuteurs, ainsi qu’une rupture totale de la communication interne. Une situation qui, selon les agents, les prive de toute possibilité de s’exprimer et d’alerter sur leurs conditions de travail.
Face à ce qu’ils estiment être des motifs graves et répétés, les agents indiquent se placer dans une logique de protection, tant sur le plan psychologique qu’administratif. Le droit de retrait est présenté comme un ultime recours destiné à garantir leur sécurité et leur intégrité morale.
Dans leur communiqué, les représentants syndicaux s’adressent directement au président de l’Assemblée de Mayotte et appellent à une prise de conscience immédiate. Ils demandent la mise en œuvre de mesures concrètes afin de rétablir un climat de respect, de dialogue et de sécurité au sein du service.






