À Mayotte, la drépanocytose reste une réalité silencieuse mais préoccupante. Selon les données de l’ARS, 4 % de la population est porteuse saine du gène. Un chiffre loin d’être anodin, qui traduit l’ampleur d’un enjeu de santé publique encore insuffisamment connu.
Être porteur sain signifie ne pas être malade, mais pouvoir transmettre la pathologie. Un point crucial, notamment pour les couples. Lorsque les deux parents sont porteurs, le risque de donner naissance à un enfant atteint de drépanocytose devient bien réel. Pourtant, la majorité des personnes concernées ignore son statut.
Ce manque d’information constitue aujourd’hui l’un des principaux défis. La maladie, d’origine génétique, peut entraîner des complications lourdes et impacter durablement la qualité de vie. Mais elle peut aussi être anticipée grâce au dépistage.
Face à cette situation, les acteurs de santé insistent sur la nécessité de renforcer la sensibilisation. Mieux informer la population et faciliter l’accès au dépistage apparaissent comme des priorités, notamment pour les jeunes adultes et les couples souhaitant avoir un enfant.
Dans un territoire marqué par une forte croissance démographique, le chiffre de 4 % rappelle l’urgence d’agir. Car derrière cette statistique, ce sont des familles entières qui sont concernées, souvent sans le savoir.










