Deux prises en charge à un peu plus de deux heures d’intervalle. Mercredi 21 octobre, deux jeunes présentant d’importantes blessures ont été secourus dans le secteur de Nyambadao. L’un, mineur, avait été frappé à la machette au bras. L’autre souffrait de plaies sur différentes parties du corps et a été pris en charge en urgence absolue, rapportent les témoins.
Le premier appel aux secours est donné par les riverains en début d’après-midi. Un adolescent a été agressé par un groupe d’individus venus d’un autre village de la commune. Selon nos informations, il pourrait s’agir d’Hamouro, mais les témoins apeurés ne veulent pas entrer dans les détails. Au cours de l’agression, l’un des membres du groupe l’a frappé lourdement à la machette au bras. Le jeune a été transporté au centre hospitalier pour y recevoir des soins. Son pronostic vital n’était pas engagé.
Une seconde victime, âgée d’une vingtaine d’années, est retrouvée à proximité. Elle présente des blessures importantes à la tête, au dos, au bras et à la hanche. Les secours sont appelés une nouvelle fois, le bilan est cette fois un peu différent. L’état de la victime est jugé suffisamment grave pour relever de l’urgence absolue. Une équipe du SMUR assure sa prise en charge.
Selon ce que rapportent les témoins, bien habitués aux tensions intervillageoises entre les bandes, les deux victimes auraient pu être agressées sur les hauteurs de Bandrélé, près de cases en tôle utilisées par les dakous.
D’autres membres de la bande auraient ensuite transporté les blessés vers le centre-ville pour permettre leur prise en charge par les secours. Eux-mêmes fuient rapidement pour ne pas être inquiétés. Ces pratiques sont malheureusement assez répandues sur le département.

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