Devant la préfecture de Mayotte, des collectifs dénoncent, une nouvelle fois, la présence du camp de migrants africains situé à Tsoundzou. « Nous ne pouvons plus continuer à accueillir des gens. Nous avons déjà cette situation chaotique avec l’immigration comorienne depuis des années, que l’État n’a jamais voulu régler, et dont nous subissons aujourd’hui les conséquences en matière d’insécurité. Nous n’avons pas les ressources nécessaires pour prendre en charge toute cette population ici. Et on ne peut pas effectivement laisser des gens mourir de soif parce qu’il n’y a pas d’eau. On va leur donner à manger, il n’y a rien ! Il n’y a rien ici ! Donc, il faut effectivement relancer le dialogue avec la préfecture, c’est ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui. », explique Safina Soula. Une rencontre pourrait avoir lieu avec la préfecture dans l’après-midi.
Safina Soula souhaite la fermeture des frontières, le démantèlement des réseaux, la mise en place de ponts aériens pour accueillir ceux qui ont le statut de réfugié en métropole ou en Europe, ainsi que le démantèlement du camp de migrants de manière « légale ». Elle a rappelé que « c’est un mouvement qui commence aujourd’hui », et qui pourrait donc s’installer dans la durée suivant les échanges qui auront lieu avec les services de la préfecture.
Des collectifs mobilisés devant la préfecture de Mayotte contre le camp de migrants de Tsoundzou

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