À l’Assemblée nationale, la députée Anchya Bamana a vivement dénoncé les retards dans le rapatriement des défunts vers Mayotte, plusieurs mois après le passage du cyclone Chido. Une situation qu’elle juge « scandaleuse » et indigne de la République.
Selon l’élue, des familles endeuillées attendent « des semaines, parfois des mois » pour pouvoir enterrer leurs proches sur l’île. « Ce n’est plus un dysfonctionnement administratif, c’est une faute de l’État », a-t-elle lancé, évoquant des corps « bloqués […] dans les hangars à l’aéroport Charles de Gaulle ».
Derrière ces retards, elle décrit une souffrance profonde. « Derrière chacun d’eux, il y a […] une détresse, une colère que rien ne vient apaiser », déplore-t-elle, pointant « l’impuissance » des autorités malgré les alertes répétées.
Au-delà des chiffres, la députée insiste sur une question de dignité. « Comment pouvez-vous accepter […] qu’on soit incapables de garantir ce respect élémentaire aux morts et cette dignité minimale à leurs familles ? », a-t-elle interrogé, appelant à des mesures concrètes et immédiates.
Un cri d’alerte qui met en lumière une crise humaine encore largement invisible, mais bien réelle pour de nombreuses familles mahoraises.










