Dix ans après les faits, une sexagénaire est rejugée en appel devant la cour d’assises de Mayotte pour une tentative de meurtre commise en 2016 à Labattoir. En février 2024, elle avait été condamnée à dix ans de réclusion criminelle assortis de quinze ans de suivi socio-judiciaire avec obligation de soins. L’affaire remonte aux préparatifs du mariage de son fils qu’elle n’acceptait pas, celui de son fils. Armée d’un chombo, l’accusée avait frappé à plusieurs reprises la belle-mère de ce dernier, alors âgée de 60 ans. La victime avait tenté de se protéger avec les mains, subissant de graves blessures, dont des doigts sectionnés, avant l’intervention d’un tiers.
Interpellée peu après, la mise en cause n’avait pas contesté son geste. Placée sous contrôle judiciaire en raison de son âge, elle ne l’avait pas respecté dans la durée, conduisant à son incarcération en 2024. À l’audience, elle affirme aujourd’hui ne garder aucun souvenir précis de l’agression, une version contredite par ses déclarations antérieures, dans lesquelles elle évoquait une volonté de vengeance. L’expertise psychiatrique a décrit une personnalité marquée par des traits paranoïdes, sans abolition du discernement.
La fille de la victime, également belle-fille de l’accusée, a rappelé un climat de rejet ancien et des tensions liées au mariage. La cour doit désormais trancher sur la confirmation ou l’aménagement de la peine.

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