La FSU-SNUipp Mayotte a adressé un courrier aux parlementaires pour alerter sur les conséquences du décret n°2024-641 du 27 juin 2024, qui modifie les conditions de rémunération des agents publics placés en congé longue maladie. Le syndicat dénonce une mesure jugée injuste et particulièrement pénalisante pour les fonctionnaires exerçant dans les territoires ultramarins.
Ce décret prévoit le versement de seulement 33 % des primes perçues en période d’activité aux agents placés en congé longue maladie. Or, à Mayotte comme dans les autres Drom, l’indexation constitue une part essentielle de la rémunération. Elle a été instaurée afin de compenser le coût de la vie plus élevé dans ces territoires.
Selon la FSU-SNUipp, les agents concernés continuent pourtant à vivre et à se soigner sur place durant leur congé. Réduire l’indexation de 67 % revient ainsi, selon le syndicat, à provoquer une chute brutale du niveau de vie de personnels déjà fragilisés par la maladie. Une situation qualifiée d’injuste et d’injustifiable.
L’organisation syndicale estime également que ce dispositif remet indirectement en cause le principe même de l’indexation salariale, en l’appliquant à un public restreint et parmi les plus vulnérables. Elle y voit un signal inquiétant pour l’ensemble de la fonction publique ultramarine.
Face à cette situation, les personnels des écoles des Drom annoncent une journée de grève le 3 février prochain. La FSU-SNUipp Mayotte appelle les parlementaires à intervenir auprès du gouvernement, notamment par des questions et interpellations publiques, et demande l’abrogation de cette disposition du décret.
Le syndicat affirme compter sur l’engagement des élus pour défendre les droits des agents publics mahorais et garantir une égalité de traitement respectueuse des réalités ultramarines.






