« Que faire ? Il doit être mis hors d’état de nuire », a lancé le substitut du procureur de la République, lundi 26 octobre, au tribunal de Mamoudzou. À la barre, un homme surnommé « Escobar », particulièrement agité, agressif et menaçant.
Le 24 octobre, à Koungou, il a frappé une femme au visage avec une pierre alors qu’elle rentrait du marché. La victime, qui le craignait déjà en raison de sa réputation, a subi un grave traumatisme facial, des dents et des os cassés, entraînant 21 jours d’ITT. Présente à l’audience, elle avait le visage tuméfié, le côté gauche très enflé et l’œil injecté de sang.
Les débats ont été particulièrement tendus. Passant du rire à la colère, le prévenu a dû être rappelé à l’ordre à plusieurs reprises. « Monsieur, vous écoutez », lui a lancé la présidente. Son casier judiciaire compte de nombreuses condamnations entre 2011 et 2024 pour violences, vols, port d’arme, agression sexuelle et menaces de mort, totalisant plus de six ans de prison ferme. Refusant que son passé soit évoqué, il s’est emporté : « Je fais une thérapie chez moi ! Pourquoi tu me rappelles ces choses ? »
« Cette affaire, c’est celle de la violence purement gratuite », a estimé le parquet, requérant huit ans de prison. Son avocate a demandé une expertise psychiatrique.
Condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis probatoire, avec mandat de dépôt, il a explosé de colère à l’annonce du jugement. Pointant la présidente du doigt, il a lancé : « Votre truc, je n’aime pas ! » Avant de menacer la victime : « Que je ne la revoie pas à ma sortie. […] Je crois que l’on va se revoir », laissant entendre qu’il savait où la trouver. Quelques secondes plus tard, il riait de nouveau avant d’être conduit en prison.
Condamné pour une violente agression à Koungou, il menace sa victime à l’annonce du jugement

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