Le procureur de la République, Guillaume Dupont, espère que les condamnations prononcées permettront « un retour au calme » à Tsoundzou 2. Ce lundi, cinq prévenus, tous bien connus dans le secteur pour des faits de délinquance, ont été condamnés à des peines allant d’un à trois ans de prison, avec mandat de dépôt, après une succession de violences.
L’affaire débute lorsqu’un enseignant est abordé à la sortie du Douka Bé de Tsoundzou 2. Rapidement rejoint par plusieurs individus, il comprend qu’il est retenu. Des tentatives de coups de couteau sont rapportées et son sac à dos est dérobé. Son neveu, témoin de la scène, intervient et permet sa restitution.
Mais la violence change ensuite de cible. L’un des participants au guet-apens devient lui-même victime. Soupçonné par les autres d’avoir récupéré 1 000 euros dans la sacoche de l’enseignant, il est frappé à son tour. Coups de couteau et de tournevis, gifles : ses agresseurs vont jusqu’à lui couper les cheveux avec un couteau. Il reçoit également des menaces de mort. Des violences qui lui ont valu sept jours d’ITT, avec des traces encore visibles sur son crâne lors de l’audience.
Les mains attachées, le jeune est conduit jusqu’à son domicile pour remettre un téléphone en compensation, puis emmené sur les hauteurs de Tsoundzou 2 où il est de nouveau retenu. Il profite finalement d’un moment d’inattention et de la présence d’un véhicule de police pour s’enfuir.





