À Tsoundzou, la préfecture de Mayotte a de nouveau ordonné la destruction du camp de migrants africains installé à proximité du chantier de la station d’épuration de Mamoudzou Sud. Un arrêté signé le 10 février 2026 prévoit l’évacuation et la démolition des installations édifiées sans droit ni titre, moins de quatre mois après un premier démantèlement intervenu en octobre 2025 sur un site voisin.
Le texte préfectoral invoque plusieurs motifs pour justifier l’opération. Le campement est situé en bordure immédiate de la RN2, à la sortie d’un virage à visibilité réduite, dans une zone fréquentée par des poids lourds et des engins de chantier. Des branchements électriques irréguliers, à proximité d’un transformateur, ont également été constatés. L’arrêté souligne enfin l’atteinte portée à l’environnement, le site étant implanté au contact d’une mangrove classée en zone humide protégée.
Les occupants disposent de cinq jours pour quitter les lieux et démonter les installations. Les constructions récentes devront être supprimées sous vingt-quatre heures. Passé ce délai, une démolition d’office pourra être engagée, avec le concours de la commune et, si nécessaire, des forces de l’ordre. Toute tentative de réinstallation dans le périmètre défini est également interdite.
Déjà détruit en octobre 2025, le camp s’était rapidement reconstitué à proximité. La nouvelle intervention s’inscrit dans le cadre de la loi pour la refondation de Mayotte, qui autorise les démolitions sans obligation préalable de relogement lorsque le parc social est saturé. À Tsoundzou, l’État engage ainsi une nouvelle opération sur un site déjà concerné par des mesures similaires ces derniers mois.














