À Mayotte, la mémoire militaire s’inscrit aussi dans le présent. Jeudi 30 avril, la commune de Dzaoudzi-Labattoir a accueilli la commémoration du combat de Camerone, épisode fondateur de l’histoire de la Légion étrangère. Cette cérémonie, organisée sur l’esplanade de la mairie, a rassemblé autorités civiles et militaires autour d’un hommage solennel.
Le combat de Camerone remonte au 30 avril 1863, au Mexique. Ce jour-là, 65 légionnaires français, encerclés par plus de 2 000 soldats mexicains, ont résisté pendant une journée entière. Refusant de se rendre, ils ont combattu jusqu’à l’épuisement, incarnant un esprit de sacrifice devenu central dans la culture de la Légion étrangère. Cet épisode est depuis célébré chaque année comme un symbole d’honneur, de fidélité et de discipline.
À Dzaoudzi-Labattoir, cette mémoire prend une dimension particulière. Le territoire, marqué par la présence militaire française dans l’océan Indien, participe pleinement à cette tradition. La cérémonie a été présidée par le préfet de Mayotte, François-Xavier Bieuville, qui a pris part à une prise d’armes en hommage à cet engagement.
Moment fort de la journée, cinq légionnaires ont reçu des décrets de naturalisation. Une reconnaissance qui illustre le parcours singulier de ces soldats venus du monde entier, engagés au service de la France. Ce geste symbolique rappelle que la Légion étrangère est aussi une voie d’intégration, fondée sur le mérite et l’engagement.
Au-delà du souvenir, cette commémoration ancre Mayotte dans une histoire militaire globale. Elle rappelle que, même loin du Mexique, l’esprit de Camerone continue de vivre dans les rangs de la Légion et dans les territoires où elle est honorée.
À Mayotte, Camerone perpétue l’esprit légionnaire









