La navigation maritime est temporairement suspendue sur l’ensemble du territoire comorien. Une note administrative datée du 6 janvier 2026, émise par l’Agence nationale des affaires maritimes sous l’autorité du ministère des Transports maritimes et aériens de l’Union des Comores, ordonne l’arrêt des liaisons entre les îles pour des raisons strictement météorologiques. Objectif affiché : garantir la sécurité des personnes et des biens face à des conditions jugées défavorables.
Dans le document, les autorités demandent à l’ensemble des armateurs de se conformer à cette décision jusqu’à nouvel ordre. Les services portuaires, la gendarmerie maritime et les garde-côtes sont chargés de son application. Aucune date de reprise n’est pour l’instant avancée. La mesure concerne notamment la SGTM ainsi que les liaisons entre Anjouan et Mayotte.
Cette suspension a toutefois suscité de nombreuses interrogations, dans un contexte régional marqué par des tensions migratoires persistantes et une instabilité internationale qui alimente les inquiétudes. Certains y ont vu un possible signal politique, notamment concernant les expulsions d’étrangers en situation irrégulière depuis Mayotte.
Après vérifications auprès de sources concordantes, il apparaît cependant que cette décision ne remet pas en cause, à ce stade, les expulsions d’ESI. Les autorités comoriennes évoquent un ajustement interne, conjoncturel, lié aux conditions météorologiques et à l’organisation des flux maritimes, sans changement de position sur la question migratoire.
Si la prudence reste de mise au regard des précédents épisodes de suspension, la mesure est aujourd’hui présentée comme technique et temporaire. Dans une région habituée aux soubresauts diplomatiques, l’arrêt de la navigation semble, pour l’heure, répondre davantage aux caprices de la météo

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