La deuxième journée des Assises de la sécurité et de la citoyenneté de Mayotte s’est poursuivie ce mardi 22 septembre avec un atelier consacré à une question sensible : comment mieux accompagner les situations administratives liées au droit au séjour pour renforcer la cohésion territoriale ? Pendant trois heures, les participants se sont retrouvés dans l’hémicycle Younoussa Bamana.
Le sujet, qui n’avait pas été directement traité lors des Assises de 2020, a permis d’aborder les difficultés rencontrées dans les démarches : accès à l’information, rendez-vous, délais ou absence de réponse des administrations. De premiers résultats, encore provisoires, indiquent que 26 % des personnes interrogées se disent concernées, pour elles-mêmes ou un proche, par une démarche liée au droit au séjour.
Alison Morano, représentante du Défenseur des droits, a notamment distingué trois difficultés : connaître ses droits, pouvoir les exercer et parvenir à les faire respecter. Elle a insisté sur le rôle que peuvent jouer associations, travailleurs sociaux, établissements scolaires ou personnes ressources dans les quartiers pour accompagner les démarches.
« Débattre, réfléchir, approfondir ce qui existe sans tabou, sans jugement, mais aussi proposer des solutions », résume Fardat Durand, adjointe au maire de Mamoudzou, qui rappelle que les droits s’accompagnent également de devoirs.
La situation des mineurs non accompagnés a aussi été évoquée. Lydia Trompat, directrice adjointe à Mlézi Maore, a pointé les difficultés pour obtenir certains documents nécessaires à leur parcours. Au-delà du titre de séjour, se pose ainsi la question de l’accompagnement et de l’insertion de jeunes ayant grandi à Mayotte.
Aux Assises de la sécurité, le droit au séjour au cœur des débats sur la cohésion à Mayotte

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