La député Anchya Bamana s’est rendue au camp de migrants de Tsoundzou, Mayotte sous escorte policière. Elle veut observer de ses propres yeux la situation du camp de migrants africains installé dans la mangrove. Une visite qu’elle juge indispensable pour témoigner à l’Assemblée nationale et alerter les autorités sur ce qu’elle qualifie de « honte de la République ». Entre dénonciation d’une situation jugée indigne et appel à des mesures urgentes, la visite s’inscrit dans un contexte tendu marqué par l’absence du préfet.
Anchya Bamana exige le démantèlement du camp de Tsoundzou
Face aux conditions de vie précaires, la députée de la 2e circonscription de Mayotte, Anchya Bamana, insiste sur l’urgence d’agir. « Les enfants, les femmes ne peuvent pas vivre dans une mangrove, c’est indigne », déclare-t-elle. Elle dénonce un camp de migrants qu’elle appelle à être démantelé rapidement. Pour elle, la situation actuelle est la conséquence directe d’une immigration illégale massive non maîtrisée et d’un traitement trop lent des demandes d’asile. Questionnée par la presse qu’elle avait invitée sur le devenir des migrants et la reconstruction d’un autre camp, elle répond sans ambages : « pas à Mayotte ».
Une réponse politique ferme exigée face à la pression migratoire
Anchya Bamana affirme avoir écrit à plusieurs membres du gouvernement, notamment aux ministres de l’Intérieur et des Affaires étrangères. Elle a demandé une réponse plus ferme et plaide pour :
- Une accélération des procédures;
- Le renvoi des déboutés du droit d’asile vers leur pays d’origine;
- Le transfert vers l’Hexagone des personnes éligibles à une protection internationale, au nom de la solidarité nationale.

Refus catégorique d’un nouveau camp : « Mayotte ne peut pas tout absorber »
Sur le terrain, l’élue dénonce également le projet évoqué par l’État de créer un camp de migrants officiel à Mayotte. « Toute l’île ne peut pas devenir un camp géant », insiste-t-elle, estimant qu’aucune commune ne doit accueillir une telle installation. Elle appelle à des mesures en amont, notamment en mer, pour limiter les arrivées de kwassas.
Une visite sous tension marquée par l’absence du préfet
Un déplacement marqué par l’absence du préfet François-Xavier Bieuville, qui devait initialement participer à cette visite. La préfecture a finalement annulé sa venue, invoquant des conditions incompatibles avec un échange serein, après des modifications de l’organisation et un appel au rassemblement. Les services de l’État assurent toutefois rester mobilisés sur le suivi de la situation du camp de migrants à Tsoundzou .
Malgré cette absence, Anchya Bamana entend poursuivre son action et porter la voix des Mahorais au niveau national. Son objectif est clair : faire reconnaître la gravité de la situation et obtenir des réponses rapides face à une crise migratoire qui continue de s’enraciner à Mayotte.
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