Ce lundi, lors de l’audience de comparutions immédiates du tribunal judiciaire, Karim, un jeune homme tout juste majeur, devait répondre de plusieurs vols commis dans des habitations ainsi que d’extorsions. Les faits qui lui sont reprochés remontent au 16 août 2025, à Sada. Quatre habitations ont ainsi été la cible de cambriolages, tandis que deux autres victimes ont été contraintes, sous la menace, de remettre de l’argent en espèces ainsi que leur téléphone portable.
L’examen du dossier s’est toutefois heurté à une difficulté juridique : parmi les six victimes recensées figure une personne mineure. Pour Karim, placé sous mandat de dépôt depuis le 22 juin 2026, l’audience devait donc permettre au tribunal de statuer sur les mesures de sûreté à appliquer dans l’attente de son procès.
Le prévenu est en situation irrégulière, mais il a déclaré que des démarches de régularisation étaient en cours. Durant ses réquisitions, le procureur de la République, Guillaume Dupont, a soulevé une question en s’adressant au tribunal : « Allez-vous prendre le risque de le remettre dehors pour une semaine ? » Il a également mis en avant le fait que son identité n’était pas vérifiable « au niveau judiciaire ». Le procureur a conclu : « Laissez-le en détention ! »
Son avocat a demandé sa remise en liberté et son placement sous contrôle judiciaire. Après avoir délibéré, la présidente a pris la parole : « Vous êtes placé sous contrôle judiciaire. » Dans l’attente de son procès, il devra pointer à la gendarmerie et ne pas entrer en contact avec les victimes.







