À Tsoundzou 2, la peur du virus Ebola gagne les migrants africains, majoritairement originaires de République démocratique du Congo. Si aucun cas n’a été identifié à Mayotte, l’inquiétude reste forte dans ce camp où vivent près de 1 500 personnes dans une grande promiscuité. Beaucoup ont déjà connu les précédentes épidémies ayant frappé l’est de la RDC et gardent en mémoire les ravages causés par le virus.
« Ça risque vraiment d’arriver à Mayotte parce que les gens qui viennent de l’Afrique, précisément du Congo, peuvent amener la maladie ici. Et la maladie est déclarée aussi en Ouganda. Bientôt, ça sera la Tanzanie », témoigne un migrant rencontré sur place.
Cette peur s’explique aussi par les précédentes crises sanitaires ayant marqué plusieurs pays africains. En RDC, l’épidémie la plus meurtrière reste celle de 2018-2020 dans l’est du pays, avec près de 2 300 morts pour environ 3 500 cas recensés. « Il y a eu beaucoup de morts, car la population était réticente. Les gens fuyaient les hôpitaux », raconte-t-il.
Dans le camp, les conditions de vie alimentent les inquiétudes. « Nous sommes collés. On partage presque tout ensemble », explique un habitant. Beaucoup craignent qu’une maladie contagieuse puisse se propager rapidement dans un tel environnement.










