Près de deux ans après le passage du cyclone Chido, les traumatismes restent présents chez certains habitants de Mayotte. Ce dimanche 18 octobre, Mtsangamboua a accueilli la première étape de Mila Zéma, un village consacré à la santé mentale, au bien-être, à la culture et à la résilience. Porté par l’association Zikalaf et coorganisé avec Shababi Maecha, cet événement vise à libérer la parole autour des conséquences psychologiques de la catastrophe.
Installé sur le plateau sportif, le village proposait plusieurs activités : relaxation, méditation, yoga, massages, aromathérapie et art-thérapie. Des échanges avec des psychologues, des témoignages et des animations culturelles figuraient également au programme.
« C’est une réponse au cyclone Chido. Il y a encore des gens qui sont traumatisés et qui sont isolés chez eux », explique Elhad, de l’association Zikalaf. Pour Moursali Soulaimana, de Shababi Maecha, il s’agit aussi de partager entre générations les moments difficiles vécus pendant le cyclone, dans un climat de paix.
« L’idée, c’est de pouvoir prendre soin de nous, en quelque sorte, que les gens puissent s’exprimer par rapport à leur vécu suite à cet événement-là », souligne Maenze Soalihi, psychologue clinicien et ergonome. Les professionnels présents pouvaient ainsi apporter des conseils aux habitants.
Après Mtsangamboua, Mila Zéma fera étape à Pamandzi, Passamaïnty et Chiconi.










