À l’Assemblée nationale, Anchya Bamana porte la voix de Mayotte et rend compte de son action au sein d’un outil : la lettre parlementaire, elle détaille sont action et explique continuer de se faire entendre sur des dossiers jugés vitaux pour le territoire. Un an et demi après son entrée au Palais-Bourbon, la députée de Mayotte dresse un constat sans détour : les crises qui frappent l’île ont atteint un niveau tel qu’il n’est plus possible de les ignorer. Eau, sécurité, immigration, santé ou encore éducation constituent désormais une urgence nationale.
Sur le budget de la France pour 2026, l’élue alerte sur l’absence de lignes budgétaires clairement identifiées pour la reconstruction de Mayotte, malgré une promesse gouvernementale de 4 milliards d’euros. Elle a interpellé les ministres concernés afin que la parole de l’État soit respectée et défendu le maintien du dispositif LODEOM, jugé indispensable à la survie des entreprises mahoraises dès 2026.
La question de la continuité territoriale a également été remise au cœur des débats. Santé, mobilité, numérique ou éducation : pour la députée, cette continuité ne peut plus rester une promesse théorique alors que les services publics demeurent défaillants. Elle dénonce une inégalité persistante entre Mayotte et l’Hexagone.
Sur le plan sécuritaire, l’élue a décrit une situation de tension permanente, marquée par des violences quotidiennes et des entraves aux interventions des secours. Elle appelle à un renfort durable des moyens humains et à une meilleure maîtrise des frontières maritimes. Enfin, elle s’est opposée à une proposition de loi visant les mineurs isolés, estimant qu’elle créerait un appel d’air pour l’immigration illégale.




