La situation est pour le moins surréaliste à Bandraboua. Vendredi 19 septembre, vers 9 heures, des responsables de la mosquée du vendredi ont engagé des travaux d’agrandissement du bâtiment malgré un arrêté municipal les interdisant.
Le chantier prévoit notamment une emprise sur la voie publique. Au-delà de la question de l’urbanisme et de l’utilisation du domaine public, cette initiative pose celle du respect d’une décision prise par l’autorité municipale. Un arrêté ne constitue ni une recommandation ni une simple invitation à différer des travaux : il s’impose tant qu’il n’a pas été retiré, suspendu ou annulé par la juridiction administrative.
Dans une République laïque, les autorités religieuses sont soumises aux mêmes règles que les particuliers, les entreprises et les institutions. Aucune fonction spirituelle ne permet de s’affranchir des décisions prises au nom de l’intérêt général.
Lorsque des responsables religieux décident malgré tout d’engager un chantier expressément interdit, ils ne défient pas seulement la mairie : ils défient l’autorité de la République. La commune devra désormais faire respecter son arrêté et déterminer les suites administratives ou judiciaires à donner à ces travaux.









