L’état psychologique du prévenu était au cœur des débats, ce jeudi 8 octobre, lors des comparutions immédiates. Face aux déclarations d’un jeune homme de 18 ans, poursuivi pour une attaque à la machette, le tribunal a rapidement envisagé un renvoi pour permettre des expertises psychiatrique et psychologique. Restait alors à déterminer s’il devait demeurer en détention provisoire dans l’attente de son procès.
Les faits remontent au 22 septembre, à Bandraboua. Dans un champ, le prévenu aurait attaqué un ami mineur à coups de machette au crâne. La victime, présente à l’audience, s’est vu prescrire dix jours d’incapacité totale de travail (ITT), une durée susceptible d’augmenter.
« Les faits sont violents », souligne le tribunal, évoquant une agression commise « sans réelle raison ». « On a du mal à comprendre le passage à l’acte », ajoutent les magistrats.
Le jeune homme avance une explication troublante : « On m’a jeté un sort. » Il affirme également entendre des voix quotidiennement. « Qu’est-ce qu’elles vous disent, ces voix ? », lui demande le tribunal. « Que je me suicide », répond-il. « Il faut que vous voyiez un médecin », lui indique alors la juridiction.
Pour le substitut du procureur, « cette expertise psychiatrique et psychologique s’impose ». Le renvoi fait consensus, mais pas le maintien en détention, réclamé par le ministère public. « Je ne suis pas d’accord », réagit l’avocat du prévenu.
Après délibération, le tribunal décide de maintenir le jeune homme en détention provisoire, où il se trouve déjà depuis deux semaines, dans l’attente de son procès.
À 18 ans, il attaque un ami à la machette et affirme entendre des voix lui demandant de se suicider

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