Ce matin, entre Hajangoua et Hamouro, des silhouettes s’activaient au milieu d’un feu de broussailles. Sur ces pentes arides, la scène interroge alors que les incendies de végétation suscitent de nouvelles inquiétudes à Mayotte.
Quel que soit l’objectif recherché, mettre le feu à une parcelle n’est pas un geste anodin. La disparition de la couverture végétale expose davantage la terre au ruissellement. Avec les pluies, les sols peuvent être emportés vers les ravines puis le lagon, aggravant l’érosion et l’envasement.
Le feu ne rend pas durablement fertile une pente dégradée. Répété, il contribue à appauvrir les sols et à compromettre leur capacité à retenir l’eau.
Ces pratiques appellent des contrôles et une réponse des autorités lorsque des infractions sont constatées. Identifier les auteurs, établir les responsabilités et accompagner les alternatives au brûlis restent essentiels. Derrière les fumées, c’est la préservation des terres de Mayotte qui se joue.






