A la une de France Mayotte Matin aujourd’hui, l’insécurité domine l’actualité. Après les violences de Tsararano et Tsoundzou, le RN réclame un « état d’urgence sécuritaire » et interpelle les autorités sur les consignes données aux forces de l’ordre. Sur la route, les caillassages se banalisent : certains automobilistes poursuivent leur trajet après avoir reçu des pierres, signe d’une violence intégrée au quotidien.
Le journal revient aussi sur le destin tragique de Mounaïssa, 17 ans. L’adolescente avait dénoncé des viols incestueux en 2024 avant de disparaître en mars. Son père, poursuivi pour meurtre aggravé et incarcéré, a conduit les enquêteurs jusqu’à un corps enterré. L’affaire pose une question essentielle : comment protéger durablement les enfants qui trouvent le courage de parler ?
À l’occasion de la Journée mondiale de l’AVC, le CHM rappelle qu’environ un patient est hospitalisé chaque jour à Mayotte. Visage déformé, faiblesse d’un bras ou trouble de la parole doivent conduire à appeler immédiatement le 15.
En Petite-Terre, une antenne de la MDPH ouvre à Dzaoudzi-Labattoir pour rapprocher les services des 888 bénéficiaires locaux. Le dossier du port de plaisance se tend avant la grève du 2 novembre : Ali Omar renvoie l’État et le Département à leurs responsabilités. Enfin, une enquête interroge 1 500 habitants sur leur santé mentale, dans un territoire qui ne compte que 23 psychologues pour 100 000 habitants.







