Le Rassemblement national de Mayotte interpelle le préfet et le directeur territorial de la police nationale après les violences qu’il dénonce à Tsararano et à Tsoundzou le 28 octobre.
Dans un communiqué signé par son délégué départemental Saidali Boina Hamissi, le parti fait état d’agressions contre des automobilistes, des habitants et des commerçants à Tsararano, où il évoque des attaques visant un lycée. Il estime que les gendarmes ont été dépassés par les événements.
À Tsoundzou, le RN décrit des exactions sur la route nationale et la route de Kwalé pendant une partie de l’après-midi et dans la soirée. Il rapporte des détonations entendues par les habitants et critique une réponse qui, selon lui, consiste à repousser les auteurs des violences vers les hauteurs à l’aide de moyens lacrymogènes.
Le parti demande quelles consignes ont été données aux policiers et aux gendarmes. Accusant le gouvernement de laxisme, il réclame l’instauration d’un « état d’urgence sécuritaire » et réaffirme son soutien aux forces de l’ordre.
Le RN défend aussi une présomption de légitime défense, proposition portée par Marine Le Pen et Jordan Bardella, dont il promet la mise en œuvre dès 2027. Il exprime sa solidarité avec les personnes agressées à Tsoundzou et sur les routes nationales. Le communiqué place la protection des habitants et la réponse des autorités au centre de son interpellation.







